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SAGA I : Disparition

 
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 Jack Herer
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 MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 00:40 (2013)    Sujet du message: SAGA I : Disparition Répondre en citant

Los Angeles, 13h45


"Passeport, s'il vous plaît et titre d'embarquement"

La voix était sèche, à la limite du désagréable. L'officier qui se dressait devant lui était assez large d'épaules, des traits tirés et profonds et des yeux aussi sombres qu'une nuit nuageuse sans lune.
Francis sortit rapidement de la poche intérieure de sa veste les documents demandés et posa son regard sur le visage de son interlocuteur. L'officier prit les documents et les regarda attentivement avant de les lui rendre sans un mot et sans prendre le soin d'esquisser un sourire.
Francis avait pourtant l'habitude de voir des personnes totalement antipathiques et froides, cependant, c'était la première fois qu'il se sentait mal à l'aise en présentant ses papiers, l'officier dégageait un tel mal être que l'on ne pouvait que l'être tout autant. Une forme d'empathie, sans nul doute.
Francis s'engouffra dans le tunnel d'embarquement après avoir présenté son titre à une ravissante hôtesse souriante dont il admira toutes les qualités de physique, allant même jusqu'à imaginer cette dernière totalement nue. Il jeta quelques coups d’œil derrière lui afin d'admirer également le galbe ravageur et excitant de cette hôtesse sublime et s'installa à bord de l'avion à destination de Miami.
Comme d'habitude, il avait pris une place à côté d'un hublot, il aimait tout particulièrement regarder à travers, voir un monde si étrange, inconnu, la vie au-dessus des nuages, le lieu ou le soleil ne se couche pas. Bien souvent, il pouvait passer des heures entières à regarder le spectacle qui s'offrait à lui alors que beaucoup de voyageurs préféraient se plonger dans la lecture d'un magasine dont la moitié des pages était faite de publicités ou dans le visionnage d'un film romantique qui devenait, subitement à bord d'un avion, le meilleur film qui soit. Mais aujourd'hui, Francis allait mettre à profit le trajet pour dormir, il était extrêmement fatigué : ses journées de travail étaient harassantes et ses nuits, il les passait le plus souvent en compagnie de jeunes prostituées. Sa soif de sexe, malgré ses cinquante printemps, était toujours aussi vivace dans son esprit et son appareil génital fonctionnait toujours aussi bien, pour son plus grand plaisir.
Il regarda sa nouvelle montre et s'étira longuement pour décontracter ses muscles déjà légèrement atrophiés. Il se cala confortablement dans son siège, prit le soin d'attacher sa ceinture et ferma les yeux. Il ne prit même pas la peine de les ouvrir quand le commandant de bord prit la parole pour expliquer que le vol était à destination de Miami, que la température au sol était de 26.8°C et qu'il leur souhaitait à tous un excellent voyage. D'ailleurs, il n'entendit pas la fin du discours, ce long monologue sans vie et sans intonation, il s'était endormi profondément ...

"Vous désirez quelque chose, Monsieur ?" demanda l’hôtesse dont il avait fantasmé sur les courbes tout à l'heure.
Il la regarda fixement, des yeux verts magnifiques, un maquillage fin et délicat qui mettait en valeur sa beauté naturelle.
"Vous pouvez m'appeler Francis, répliqua-t-il avec un sourire un peu pervers, et vous, vous prenez quoi ?
- Moi je suis en service, Monsieur Francis, je ne peux pas boire, déclara-t-elle avec un grand sourire.
- Mais après votre service, je pourrais vous offrir un verre peut-être", insista-t-il en passant une main sur la jambe droite de l'hôtesse qui se laissa faire sagement.
Elle se rapprocha de lui et se laissa caresser par les mains chaudes et agréables de Francis, des mains baladeuses qui purent mieux apprécier les courbes envoutantes de la jeune femme. La jeune femme, d'une main légère et précise, ouvrit la braguette de son pantalon et s'assit sur le passager heureux de cette situation unique et irréelle à la fois.
Il l'embrassa avec une ferveur et une intensité inégalable, il pouvait sentir son coeur battre en synergie avec celui de sa partenaire et se laisser porter par des gémissements doux et agréables.
Des gémissements qui se firent de plus en plus intenses, des gémissements qui se firent de plus en plus bruyant, des gémissement qui se firent cauchemardesques ... Elle hurla d'un cri strident et étourdissant, brisant rapidement l’érection et le plaisir qu'il ressentait. Le rêve avait viré au cauchemar !
_________________
Main de fer dans un gant de fer.

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Dernière édition par Jack Herer le Jeu 3 Jan - 00:43 (2013); édité 1 fois
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 MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 00:40 (2013)    Sujet du message: Publicité

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 Jack Herer
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 MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 00:40 (2013)    Sujet du message: SAGA I : Disparition Répondre en citant

Francis se réveilla en sursaut, transpirant à grosses gouttes. Il venait de se réveiller, tout cela n'était qu'un rêve.
"Mais qu'est-ce qu'il se passe ?", s'écria-t-il en mettant ses mains sur oreille.
Une adolescente était en train de hurler à côté de lui. Il la fusilla du regard et lui demanda de se calmer. Elle semblait paniquée, angoissée, sa voix était, à l'image de ses membres, tremblante. Elle pleurait abondamment, inconsolable et infatigable. Les pleurs étaient sa protection, sa sortie de secours comme pour apitoyer un tueur ou pour se dire que cela sera suffisant à sortir d'un mauvais rêve. Le sien semblait continuer mais elle avait réussi à gâcher le rêve érotique de Francis.
"Tu vas arrêter et me dire ce qu'il t'arrive ?" demande calmement Francis.
Elle le regarda, les yeux rougis par la peur et les pleurs. Elle prit une inspiration pour se donner du courage et ouvrit la bouche sans qu'aucun mot n'en sorte.
Francis lui passa une main dans les cheveux et tenta de la rassurer. Surprise mais visiblement heureuse qu'on la réconforte, elle réussi à articuler quelques mots.
"Ou ... Ou ... Ou ... Ou sont-ils ?"
Un frisson parcouru Francis, il pouvait sentir ses poils de dresser, tirer sur sa peau comme pour lui signifier qu'ils voulaient quitter son corps avant qu'un terrible malheur n'arrive. il secoua la tête en fermant les yeux et prit une légère inspiration.
"Mais de quoi parles-tu ? Que t'arrive-t-il ?
- Mais vous ne voyez donc pas ... regardez autour de vous ... regardez, poursuivit l'adolescente. Ouvrez les yeux, putain, ouvrez les yeux ... qu'est-ce qu'il se passe, bordel de merde, hurla-t-elle de plus belle."
Francis releva la tête et regarda tout autour de lui. Ils étaient toujours l'avion, rien ne semblait anormal. Il jeta comme à son habitude un oeil attentif à travers le hublot : un magnifique soleil éclairait les impressionnants nuages blancs qui se trouvaient plus bas. Une vision toujours aussi idyllique à ses yeux d'experts.
"Écoutes, tu n'as pas de soucis à te faire, tout va bien. Nous sommes dans l'avion, il n'y a aucun problème, en plus, nous sommes largement au-dessus des nuages, on ne risque pas d'avoir trop de turbulences.
- Mais, vous êtes aveugle ou quoi ... regardez autour de vous ... regardez mieux !" hurla la jeune fille
Francis prit le soin de se lever de son siège cette fois ci.
Il resta paralysé de stupeur et de frayeur, il était comme tétanisé par la peur. Son sang se glaça si rapidement qu'il en eut le souffle coupé. Pourquoi n'avait il pas remarqué cela plus tôt ? Il se laissa tomber sur le siège comme pour tenter de se réveiller. Il n'y avait plus aucun passager à bord. L'avion avait été vidé de ses passagers. Il ne restait plus personne.
"Ou sont ils tous partis ? demanda Francis dont la voix était tremblante et mal assurée. C'est ...
- C'est impossible, ils ne peuvent pas avoir sauté de l'avion. Et je ne sais pas où ils sont partis, je dormais et quand je me suis réveillée, il n'y avait plus personne ... il ne reste que les vêtements ...
- Les vêtements ?
- Allez voir dans les allées, vous comprendrez mieux par vous même."
Francis se leva et fit quelques pas dans l'allée centrale de l'avion. Les sièges étaient vides et des vêtements jonchés le sol : chaussures, pantalon, chemise et même les sous-vêtements. Un objet sur un siège attira son attention, il se baissa lentement et le prit dans ses mains. Il l'examina sous toutes les coutures avant qu'on ne lui apprenne ce qu'il tenait dans ses mains.
"Vous n'avez jamais vu un pacemaker ?"
Cette voix grave le fit sursauter.
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 Jack Herer
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 MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 00:41 (2013)    Sujet du message: SAGA I : Disparition Répondre en citant

"Vous n'avez jamais vu un pacemaker ?"

Cette phrase résonna dans la tête de Francis. Il tenait dans sa main un pacemaker, ce même pacemaker qui était implanté dans le corps d'un être vivant afin de générer une impulsion électrique capable d'accélérer le rythme cardiaque d'un individu malade. Ce pacemaker gisait pourtant au sol, il avait quitté son hôte ? Comment cela pouvait-il être possible sans une intervention chirurgicale.

"Ce n'est pas possible ! Comment a-t-il pu atterrir là ? Comment ce truc a pu sortir d'un corps sans laisser des marres de sang au sol ... et ou est le propriétaire ?
- Je crains que vos questions ne restent sans réponse pour l'instant, répondit le mystérieux inconnu d'un ton grave et sérieux. Avant d'y répondre, il me semble plus judicieux de se rendre dans la cabine de pilotage, car si les passagers ne sont plus là, enfin une grande majorité de passagers, on est en droit également de se demander, si nous avons encore un pilote à bord."

Cette remarque fit frissonner Francis qui pouvait sentir ses poils se dresser comme s'ils tentaient de s'extirper, eux aussi, de son corps.
Nos deux compères progressèrent donc rapidement dans les allées encombrées de l'appareil et atteignirent la porte d'accès aux commandes. Francis jeta un oeil inquiet à son collègue d'infortune comme s'il attendait un signe qui ne viendra jamais. D'un geste vif et incroyablement précis, il ouvrit la lourde porte blindée.

"Oh putain ... " lâcha-t-il naturellement avec un ton désespéré qui marquait sa profonde incompréhension.
L'avion planait toujours au-dessus de la couche nuageuse relativement épaisse mais le spectacle qui s'offrait à ses yeux avait perdu toute sa beauté. Ils étaient visiblement les seuls à bord de l'habitacle, l'avion volait tout seul.
Francis n'arrivait plus à esquisser le moindre geste, il était pétri d'effroi et incapable de prononcer un seul mot. Les questions s'entrechoquèrent dans sa tête mais les réponses refusaient de se présenter à lui. Il ne put que suivre du regard son camarade dont la capacité de réaction était tout simplement admirable et courageuse : il s'installa sur le siège, qui devait être celui du commandant, après avoir pris le soin d'ôter l'ensemble des vêtements du fauteuil en cuir.
Son installation était rapide et il ne lui fallu que quelques secondes avant de commencer à bricoler les innombrables écrans et autres autres leviers qui ornaient l'immense poste de conduite. Il semblait connaître à la perfection les commandes relatives à l'utilisation d'un tel monstre des airs.

"Commandant, Dieu soit loué, vous z'êtes là ! Que s'est-il passé ?"
Francis se retourna et fixa du regard le nouvel entrant, un homme d'âge mûr, la quarantaine, peut-être plus, assez grand et mince, un visage très marqué par la fatigue et dont les traits tirés et le visage osseux le vieillissaient énormément.
"Je ne suis pas le commandant de cet appareil, répondit calmement l'intéressé. Je m'appelle William Perckings, je travaille dans un centre de recherche sur le développement des nouvelles technologies du domaine aérien, autrement vous dire, que ce genre d'appareil n'a aucun secret pour moi.
- V'là une bonne nouvelle au moins on est sûr de pouvoir atterrir dans de bonnes conditions. Moi, c'est Grégory, mais vous pouvez m'appeler Greg. De toute facon, on est dans la même galère maintenant...
- Moi, c'est Francis ... enchanté. Vous avez une idée de ce qui a pu se passer ?
- Pas la moindre idée, mais c'est un truc de malade, c'est comme si les gens avaient sauté de l'avion à poil, ou alors si ça se trouve ils sont en train de faire une grosse partouze dans les sous-sols ! Oh, oui, les p'tits chanceux. J'suis sûr que le commandant il doit fourrer sa grosse queue dans la fente de la salope qui était assise juste à côté de moi, j'te jure j'te l'aurais bien péter son petit cul bien ferme ... miam miam ... Mais qu'est-ce que vous faîtes, demande-t-il en voyant William toucher à l'ensemble des touches et des écrans qui composaient le tableau de bord.
- Je vérifie le plan de vol, visiblement nous sommes en pilote automatique, les avions modernes ne nécessite plus que l'intervention humaine au décollage et à atterrissage, les avions suivent maintenant tous, ou presque, un vol programmé informatiquement, un peu comme s'ils étaient dans un rail. Et visiblement, nous survolons toujours l'océan atlantique et nous devrions pas tarder d'arriver à Miami."
Il tourna quelques molettes et prit dans ses mains ce qui semblait être un téléphone au yeux de Francis.
" S.O.S., ici William Perckings à bord du vol AZF242 à destination de Miami, est-ce que vous me recevez ?"
Il prononça à plusieurs reprises cette même phrase et ils étaient tous dans l'attente d'une réponse, mais seul le silence, horrible et atroce, s'instaura dans le cockpit.
" Pourquoi ça répond pas ? C'pas normal ? questionna Greg un poil stressé et stressant.
- Nous sommes un peu loin des côtes, je pense et vu la couverture nuageuse, les ondes ne doivent pas passer. D'ailleurs tu devrais en profiter pour voir s'il y a d'autres passagers et les réunir ensemble au même endroit. Cela me semble être le plus important."
Greg acquiesça sans un mot comme envouté par les paroles sages de celui qui s'imposait comme étant un vrai leader.
"Ferme la porte et assieds toi, Francis, je vais avoir besoin de ton aide."
Francis s’exécuta, ferma lentement la porte et s'installa un peu tremblant sur le siège du copilote.
" Nous sommes tellement loin des côtés encore ?
- J'ai menti, Francis, j'ai menti pour ne pas inquiéter ce pauvre Greg et surtout pour qu'il s'éloigne de nous, j'ai besoin d'être concentré. Nous avons besoin d'être concentré, rectifia William.
- Menti à propos de quoi ?
- Nous sommes suffisamment près des côtés pour pouvoir établir une communication avec l'extérieur et pour être tout à fait franc avec toi, nous avons même déjà dépassé la ville de Miami...
- De quoi ? Mais ce n'est pas possible ? s’esclaffa Francis à la limite de s'étouffer avant de consulter sa montre. Il n'est même pas 19h00 !
- Ta montre ne fonctionne plus, tout comme la mienne et tout comme celle de l'avion, répondit William en pointant du doigt la petite pendule intégrée au poste de pilotage : les aiguilles étaient figées, immobiles. Le temps s'était arrêté ...
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 MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 12:07 (2013)    Sujet du message: SAGA I : Disparition Répondre en citant

 Je vais me faire une joie de lire toussa toussa :D
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 MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:37 (2017)    Sujet du message: SAGA I : Disparition

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